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8 septembre 2011

#Canal+ rachète #Direct8 et #DirectStar

Il y a quelques jours je lisais quelque part que Canal+ risquait de se faire bloquer un lancement d'une chaîne en clair par le CSA parce que N. Sarkozy ne souhaiterait pas une extension du pouvoir de nuisance de la chaîne cryptée.

Or voilà que Le Figaro nous annonce ce soir que Canal+ rachète la majorité des actions de Bolloré Média qui détient Direct Star et Direct 8. Ainsi Canal aura obtenu sa fenêtre grand public par le biais de Bolloré, l'ami de Sarkozy !

5 septembre 2011

Marleix, une blague révélatrice...

Droit du sol / droit du sang, c'est ce qu'il y a de latent dans la remarque de #Marleix... Ca se sentait déjà dans les réactions des leaders de la droite à la prise de position d'Eva Joly aux alentours du 14 juillet...

À force de suivre #LePen dans le discours, les amis de N. Sarkozy finiront-ils par la suivre aussi dans les sondages baissiers ?

26 août 2011

Une prestation moyenne de M. Aubry ce matin sur Inter

@martineaubry ne fut pas brillante ce matin sur @f_inter... Je pense que c'est dû à deux raisons principales :

  • d'abord, contrairement à @fhollande le 24/08 dans sa conférence de presse, elle n'a pas partagé son temps entre attaque du bilan de N. Sarkozy et présentation de son propre plan d'actions
  • ensuite, pour contrer ce qu'on dit d'elle (son manque de volonté d'y aller puis son manque de détermination de gagner, etc.), elle s'est évertuée à dire sa détermination sans avancer de détails du programme (la lettre aux Français c'est très bien, mais y faire référence sans rentrer dans son contenu ne me paraît pas très efficace)

Evidemment l'exercice radiophonique n'est pas simple quand il s'agit d'aborder des sujets complexes tels ceux auxquels le pays est actuellement confronté, néanmoins, à ce stade de la compétition on ne peut pas se permettre de tel loupé, car face à M. Sarkozy la bataille sera plus rude encore quoi qu'on en dise...

25 août 2011

Piketty sur la réforme fiscale de Fillon

Dans une courte et très instructive interview sur Lemonde.fr, Thomas Piketty souligne la faille dans la logique fiscale de Messieurs Sarkozy et Fillon :

  • Réforme de l'ISF au début de l'été = 2 milliards de recettes fiscales en moins
  • Contribution exceptionnelle à la fin de l'été = 200 millions de recettes fiscales en plus

Le saupoudrage des "riches" est donc une simple mesure qui ne convaincra que ceux qui sont déjà convaincus...

La partie la plus intéressante de cette interview est la proposition de Piketty que plus d'un candidat reprendra, j'en suis sûr :

Question :Que préconisez-vous ?
Réponse : On a besoin d'une réforme de structure du système fiscal. Le message important de notre livre Pour une révolution fiscale, c'est que si l'on veut récupérer de l'argent chez les plus riches, il ne suffit pas d'augmenter les taux d'imposition. Il faut aussi changer l'assiette de l'impôt sur le revenu. On peut toujours parler d'une contribution de 3 %, de 5 % ou même de 10 %, il ne faut pas oublier qu'il y a beaucoup de revenus qui échappent au revenu fiscal de référence. Ainsi, à peine 20 % des revenus financiers en font partie.
La bonne assiette, c'est celle de la contribution sociale généralisée (CSG) qui représente 50 % des comptes nationaux. Notons que la CSG, avec un taux de 8 %, rapporte deux fois plus que tout l'impôt sur le revenu avec des taux qui montent jusqu'à 40 %. Voilà ce sur quoi devrait se pencher ce gouvernement qui parle sans cesse de moderniser la France.

Péceresse sur France inter ce matin à propos de la dette

@vpecresse était sur @f_inter ce matin. Elle a parlé des déficits qui se sont creusés en 2009 et de l'augmentation de la dette qui s'en est suivie. Elle a expliqué cela par la crise exclusivement. Pour preuve elle a rappelé l'écart entre le budget 2009, préparé à l'été 2008 par Eric Woerth, et la réalité des dépenses et des rentrées fiscales en 2009, une fois Lehmann Brothers écroulé à l'automne 2008.

L'argument est convaincant si ce n'est que quelques secondes plus tard, en réponse à une question sur la règle d'or, elle nous a expliqué que cette contrainte constitutionnelle nouvelle n'était ni de droite ni de gauche, car elle garantissait le fait que le gouvernement en place la respecterait quels que soient "les aléas", a-t-elle dit, de la conjoncture économique.

Ainsi donc, si la règle d'or existait en 2008-2009, le gouvernement n'aurait pas eu de politique budgétaire soi-disant expansive en réponse à la crise de 2008-2009. Quelle est donc cette logique : soit on a des convictions et on applique une politique qui en découle (par exemple : avec Keynes, augmentation des déficits en période de crise et leur réduction en période d'expansion), soit on en a pas et on le dit sans tourner autour du pot.

Ce matin @vpecresse a tourné autour du pot, soit parce qu'elle et son parti n'ont pas de convictions sur ce sujet soit parce que ces convictions sont de l'autre bord (par exemple avec les néo-classiques : réduction des déficits coûte que coûte, car on veut moins d'état et moins d'impôts).

En tout état de cause, l'argument du PS reste effectif :  en 2008-2009, si les rentrées fiscales n'avaient pas été atteintes par la politique fiscale de messieurs Sarkozy et Woerth alors la marge de manoeuvre pour la relance de 2008-2009 aurait été un peu plus large et donc le déficit, et la dette qui en découle, un peu moins lourds.

Pour rappel, vous trouverez ici la mise en perspective (partisane certes...) du PS au sujet de l'histoire de la dette publique française...

19 août 2011

Keynes versus von Haveyk

Un très bon article de Robert Skidelsky est disponible sur l'excellent site ProSyn. Il y évoque la querelle entre l'économiste anglais Keynes et l'économiste autrichien von Hayek.

Skidelsky résume les analyses de l'un et de l'autre sur la base de la crise des années 30 :

  • Pour Hayek et ses adeptes, c'est le surinvestissement en relation avec l'épargne ce qui génère la crise dont la solution est, selon lui, la politique d'austérité qui assainit l'investissement et augmente le taux d'épargne
  • Pour Keynes et les siens, c'est le sous-investissement en rapport avec l'épargne qui est à l'origine de la crise, car trop d'épargne ne signifie pas assez de consommation et donc une réduction de la rentabilité, la solution étant, selon lui, la réduction de la propension à épargner et donc l'augmentation de celle à consommer.

Skidelsky résume ainsi :

Hayek requiert plus d'austérité, Keynes plus de dépenses.

Notre auteur, membre de la chambre des Lords du Royaume-Uni, conclut en souhaitant que, comme Keynes sortit gagnant de la crise des années 30, Keynes ressortent gagnant de la crise actuelle.

Ce que le professeur émérite d'économie à Warwick University ne dit pas (encore?) c'est les raisons qui ont fait que ce qui n'a marché qu'à moitié en 2009 marcherait mieux en 2012 !

18 avril 2011

Todd & Courbage ou l'anti-Huntington !



Après avoir lu le livre de Todd et Courbage sur le Rendez-vous des civilisations (Seuil, Coll. République des idées, 2007, c'est par ici pour l'acheter), je me suis senti tout à coup plus intelligent :) et surtout, j'en ai retenu ce qui suit...

La séquence suivante est typique de l'histoire universelle :
  • Dépassement du seuil de 50% d'hommes alphabétisés
  • Dépassement du seuil de 50% de femmes alphabétisées
  • Baisse du taux de fécondité
  • Sécularisation de la société
  • Développement économique
  • Révolution : crise de transition , déstabilisation du système idéologique

Les éléments de la séquences ne s'enchainent pas nécessairement dans le même orde partout

Cette séquence correspond à un mouvement de "modernisation mentale". Après l'Europe occidentale, le monde arabe suit ce même chemin.

Un prolongement de ce livre peut être vu ici et on y verra un éclairage nouveau des événements qui secouent en ce moment le monde arabe.